Doctor Who Sonic Screwdriver

Le petit chaperon rouge (fin)

- "Ha, ha ! Maintenant j'en sais assez" ricana le loup.

- "Veux-tu m'accompagner ? Grand-mère aime bien recevoir des visites" dit la petite fille.

- "Non, non, j'ai encore beaucoup de travail" dit le loup précipitamment.

Il pensait que pour ce faire, il devait éloigner Chaperon rouge quelques temps de la maison de Grand-mère. Comme c'était un loup rusé, il eut vite imaginé un plan.

- "Regardes comme la nature est belle. Les oiseaux chantent et de belles fleurs poussent partout. Tu feras sans doute plaisir à ta grand-mère en lui offrant un bouquet de fleurs fraîchement cueillies." dit-elle.

- "Oh oui, c'est vrai, Grand-mère adore les fleurs" s'écria Chaperon rouge. Mais, tout à coup, elle fit la moue.

Le loup le remarqua et lui demanda gentiment ce qui n'allait pas.

- "J'ai promis à ma maman de ne pas quitter le sentier, expliqua-t-elle en poussant un profond soupir. Je ne peux donc pas cueillir de fleurs."

- "Ne t'inquiètes pas, dit le loup. Je resterais dans les environs et il ne t'arrivera rien. Sois tranquille et cueille autant de fleurs que tu en as envie. Grand-mère sera contente."

Chaperon rouge n'hésita plus. Elle quitta le sentier, entra dans le sous-bois et se mit à cueillir des fleurs. De fleurs en fleurs, toujours plus belles, elle s'enfonça dans la forêt sans plus penser à l'heure, ni même au loup.

Pendant ce temps, le loup courait vers la maison de Grand-mère. Il reprit son souffle et frappa à la porte.

- "Qui est là ?" demanda la grand-mère.

- "Ouvres, c'est le petit Chaperon rouge. J'apporte du vin de fruits" répondit le loup en changeant sa voix.

- "Que c'est gentil. Pousses le loquet, entres et fermes bien la porte derrière toi. Je suis trop faible pour me lever" cria la grand-mère.

Le loup entra dans la maison, s'avança vers Grand-mère et l'avala en une bouchée.

- "Voilà, je n'ai plus qu'à attendre mon dessert" ricana-t-il.

Il enfila les vêtements de la vieille dame et se coiffa de son bonnet de nuit.

Puis il ferma les rideaux et se mit au lit.

Pendant ce temps, Chaperon rouge avait cueilli tant de fleurs qu'elle ne pouvait presque plus les porter.

Elle songea tout à coup à sa grand-mère et se mit joyeusement en chemin vers la maison.

Elle frappa à la porte.

- "Qui est là ?" demanda une voix enrouée.

- "Grand-mère à sans doute mal à la gorge, pensa Chaperon rouge et elle répondit vite: 'C'est moi, Chaperon rouge. Je t'apporte du vin de fruits et un bouquet de fleurs."

- "Entres vite ! Je t'attendais impatiemment !" dit la voix enrouée.

La fillette entra dans la maison en sautillant gaiement, mais, tout à coup, elle resta figée sur place. Elle fixait de grands yeux étonnés vers le lit.

- "Approches-toi donc ! pensait le loup. J'ai justement envie de manger une jeune enfant bien tendre !"

Et plein d'impatience, il demanda :

- "Que se passe-t-il ?"

- "Tu ... Tu as un drôle d'air" balbutia-t-elle.

- "C'est parce que je suis très malade, inventa le loup. Viens t'asseoir près de moi, ce sera plus agréable."

Chaperon rouge s'approche du lit en hésitant. Elle ne pouvait pas détacher ses yeux de cette grand-mère étrange. Le loup remonta vite la couverture jusqu'à son menton.

Chaperon rouge le vit et s'effraya :

- "Mais, Grand-mère, que tu as de grande mains !"

- "C'est pour mieux te prendre mon enfant" répondit le loup par-dessous ses couvertures.

La petite fille regarda à nouveau sa grand-mère.

- "Comme tu as de grandes oreilles" dit-elle.

- "C'est pour mieux t'entendre mon enfant" ricana le méchant loup.

- "Mais, grand-mère, que tu as de grands yeux !"

- "C'est pour mieux te voir !" répondit le loup.

Chaperon rouge soupira. Ce n'était pas si gai chez Grand-mère aujourd'hui. Elle était si bizarre ! Et quelles grandes dents !

La petite fille n'avait jamais remarqué que sa grand-mère avait de si grandes dents. Elle dit :

- "Mais, que tu as de longues dents, Grand-mère !"

- "C'est pour mieux te croquer mon enfant" s'exclama le loup.

A peine avait-il prononcé ces paroles qu'il bondit du lit et avala la pauvre petite fille.

Comme il avait bien mangé, il se remit au lit, s'endormit et commença à ronfler très fort.

A ce moment, un chasseur passa près de la maisonnette. Il s'étonna.

- "Comme c'est étrange ! Cette vieille dame ronfle bien fort ! Je vais voir si elle a besoin de quelque chose."

Il entra dans la maison et découvrit le loup allongé sur le lit.

- "Tu es là, vaurien, murmura-t-il. Il y a bien longtemps que je te cherchais. Cette fois, tu ne m'échapperas plus."

Il voulut prendre son fusil mais, tout à coup, il remarqua le ventre rebondi du loup et comprit ce qui s'était passé. Il se dit que si le loup avait mangé la vieille dame, on pouvait peut-être encore la sauver.

Alors, au lieu de tirer, il aiguisa son couteau et se mit à découper avec précaution le ventre du loup endormi.

Après quelques coups de couteau, Chaperon rouge sortit du loup et s'écria :

- "Comme j'ai eu peur ! Il faisait si noir dans le ventre du loup !"

Le chasseur continua à découper le ventre du loup et aida Grand-mère à en sortir.

La fillette courut ramasser de grosses pierres et elle en remplit le ventre du loup. Grand-mère recousit la peau le plus soigneusement possible.

Lorsque le méchant animal s'évailla, il avait très soif.

A moitié endormi, il marcha en vacillant jusqu'au puits. Lorsqu'il se pencha en avant pour boire, les pierres roulèrent dans son ventre et il bascula dans l'eau et se noya.

Comme ils étaient contents tous les trois.

- "Maintenant, le loup ne peux plus nous faire de mal ! s'exclama Grand-mère. Il faut que nous fêtions cela !"

Elle fit deux tasses de thé pour elle et Chaperon rouge, et le chasseur reçut un verre de vin de fruits, parce qu'il l'avait bien mérité. Puis, Grand-mère se remit au lit et Chaperon rouge rentra chez elle.

Sa maman était inquiète parce que sa petite fille n'était jamais partie si longtemps.

Lorsqu'elle la vit, elle courut vers elle et la serra  dans ses bras.

Chaperon rouge lui raconta son aventure et lui promit qu'à l'avenir elle ne s'écarterait plus jamais du chemin.